Derniers développements sur la vie et l’oeuvre de Stuxnet, basé sur le travail de l’équipe Security Response de Symantec.

Après analyse plus poussée du code, il s’avère qu’il cherchait à communiquer avec 2 serveurs « Command&Control », qui jusqu’à la semaine dernière pointaient vers un autre serveur en Malaisie (Je rappelle à toutes fins utiles que la localisation d’une machine ne donne aucunes informations sur l’origine de l’attaque, encore moins de l’attaquant). Nous avons pu dérouter et intercepter le trafic vers ces serveurs, les empêchant ainsi de contrôler les machines infectées et d’en récupérer les informations.

Durant la première partie de la semaine dernière, nous avons identifié près de 14.000 adresses IP distinctes tenter de contacter les dits serveurs. A noter que compte tenu de l’utilisation fréquente d’adressage NAT, le nombre réel de machines infectées est vraisemblablement beaucoup plus important, comme en témoignent certaines données récoltées.

Voici la ventilation des détections par pays :

A souligner concernant les « auteurs/commanditaires/bénéficiaires » :

  • - Nous n’avons aucune idée de qui est derrière cette attaque. Ce qui est extrêmement rare à notre niveau d’information.
  • - Si l’architecture de l’attaque se dessine (technologies, cibles, géographie…), la motivation reste très floue.
  • - Si l’on nous avait présenté ce schéma d’attaque il y quelques semaines, bien que théoriquement possible, nous aurions plutôt pensé à un scénario à la « 24 Heures »…
  • - Mais il est clair que ce sont loin d’être des amateurs.

En effet, revenons sur les faits majeurs :

  • Les attaquants ont découvert et utilisé une vulnérabilité zero-day affectant toutes les versions de Windows
  • Ils ont développé et mis en place une technologie de type rootkit pour dissimuler leur présence
  • Ils ciblent des logiciels utilisés pour contrôler des processus et éléments industriels SCADA; démontrant au passage une profonde connaissance de ces outils.
  • Ils ont été capables de signer leurs fichiers en utilisant des certificats volés à des tiers innocents.
  • L’attaque n’est pas ciblée. La menace se réplique en utilisant des périphériques USB et peut infecter n’importe quelle machine Windows.

Vulnérabilité zero-day, rootkit, vols de certificats, connaissance détaillée des logiciels SCADA…la combinaison de tous ces facteurs d’attaques, particulièrement sophistiqués, est extrêmement rare, voire même totalement inédite.

Alors, imaginons quelques scénarii et leur possibles acteurs :

Le solitaire

Une possibilité est que cette attaque est perpétrée par l’archétype du « hacker », depuis sa chambre, chez Pôpa et Môman. Sa motivation peut être basée sur la soif de notoriété, le vol de propriété intellectuelle lui permet de démontrer ses capacités, se faire remarquer et peut-être même en tirer bénéfice…Cela dit, bien que possible, voler 2 certificats, découvrir/utiliser une vulnérabilité zero-day, mettre en place un rootkit, maîtriser des technologies SCADA font beaucoup pour un seul individu, même très déterminé. Cette option est donc à écarter.

  

L’employé mécontent (ou menacé…)
La connaissance approfondie de produits SCADA pourrait amener à conclure que l’attaque aurait été conduite par un employé (mécontent ou manipulé) d’une entreprise utilisant ce type de logiciel. Cependant, la probabilité qu’une telle personne soit également capable de découvrir une vulnérabilité zero -day et de voler deux certificats est très faible. 

 

 

Des concurrents

Une autre possibilité est qu’un concurrent des organisations ciblées essaye de prendre l’avantage par tous les moyens possibles. Il pourrait utiliser les documents subtilisés pour comprendre et compromettre des processus industriels secrets ou même lancer une attaque en déni de service à l’encontre de ses compétiteurs. Mais les attaques de cette nature sont généralement plus ciblées. Ici, le maliciel se propage largement, à l’aveugle, sur n’importe quelle machine Windows, quelle appartienne à l’entreprise visée ou non, qu’un logiciel SCADA soit installé ou pas, rendant de ce fait la détection par les entreprises de sécurité plus rapide.

L’espionnage d’état

Récemment, certains gouvernements ont pu être accusés de favoriser le « hacking » à l’extérieur de leurs frontières (vols de secrets d’état, militaires…) et dans ce cas les motivations sont proches du cas précédent, l’aspect commercial en moins. La complexité et la qualité des éléments utilisé dans l’attaque pourrait amener certains à penser que seul un état pourrait avoir les ressources nécessaires. Mais des éléments comme notamment la gestion maladroite du vols des certificats ont alerté les spécialistes de la sécurité, et ainsi dévoilé définitivement ce modus operandi.

Motivations politiques, nationalistes, religieuses…

Souvent, des attaques attribués à des états sont le fait d’individus motivés et liés par des causes politiques, nationalistes, religieuses ou autres. Ils peuvent décider d’attaquer tout pays ou organisation qu’ils estiment ennemi. Ces groupes ont la patience et l’expertise nécessaire pour faire évoluer leurs « outils » en fonction des contre-mesures mises en place.

 

Le terrorisme

L’option la plus sombre est celle à motivation terroriste. Si un attaquant arrivait à contrôler une centrale électrique ou toute autre infrastructure critique, les dommages pourraient être importants. Et même si, jusqu’à présent, ce type de scénario restait plutôt au niveau hollywoodien, force est de reconnaître que c’est dans le domaine du possible.

  

  

 Conclusion

Lorsqu’ils regardent ces de films, ou un « hacker » génial rançonne une organisation ou même un état, la plupart des professionnels de sécurité informatique sourient (grimacent ?) et savent bien qu’il ne s’agit que de fiction. Cependant bien que le cas STUXNET puisse se lire comme la bande annonce du dernier blockbuster hollowoodien, c’est clairement la première fois qu’une menace, diffusée largement, montre la possibilité de prendre le contrôle de processus industriels.

Cela démontre également que dans ce monde interconnecté, vigilance et sécurité sont plus importantes que jamais et se préparer, même au pire, est toujours d’actualité.

Le pire n’est jamais certain.

Calderon (1600-1681)


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Découvert ces jours-ci, TMPHIDER est intéressant et inquiétant à la fois  :

Nouvelle méthode de propagation furtive :

  • Il exploite une vunérabilité jamais détectée auparavant (donc zero-day) pour se répandre via des clefs ou des disques USB (via les extension .lnk), et utilise un composant « rootkit » pour se dissimuler. (Nouveau mais rien de vraiment boulversifiant…)

Nouveau type de cible :

  • Parmi les nombreuses fonctions (toujours à l’étude…) figure l’utilisation de certaines DLL du produit Siemens Step 7 permettant l’accès à des systèmes SCADA. (C’est la partie inquiétante…)

Comme chacun sait, SCADA est l’acronyme anglais pour Supervisory Control And Data Acquisition et comme indiqué dans l’article Wikipedia :

SCADA est un système de télégestion à grande échelle permettant de traiter en temps réél un grand nombre de télémesures et de contrôler à distance des installations techniques. C’est une technologie industrielle dans le domaine de l’instrumentation. On trouve par exemple des systèmes SCADA dans les contextes suivants :

Exemple d'automatisme dans le traitement de l'eau

  • surveillance de processus industriels

  • transport de produits chimiques

  • systèmes municipaux d’approvisionnement en eau

  • commande de la production d’énergie électrique

  • distribution électrique

  • canalisations de gaz et de pétrole

A l’origine bien sûr, ces systèmes n’étaient pas connectés à l’internet et utilisaient leur propose réseau….à l’origine…

Compris le danger du truc ???

Un certain nombre de « proof of concept » et d’incidents avaient été démontrés ou relevés jusque là,(voir le document du CLUSIF http://www.clusif.asso.fr/fr/production/ouvrages/pdf/CLUSIF-SCADA-Intro.pdf) mais pas à cette échelle…

Alors, ou trouve-t-on TMPHIDER à ce jour ?

Sur quelles plateformes voit-on ces attaques :

A savoir que Microsoft ne fournit plus de correctifs de sécurité pour Windows XP Service pack 2 depuis le 13 juillet 2010… :-/

Affaire à suivre donc…

Le danger que l’on pressent, mais que l’on ne voit pas, est celui qui trouble le plus.

Jules César.

PS : les « bons » systèmes de protection détectent déjà cette menace…

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Difficile à dire sans essayer…et surtout lorsqu’il s’agit d‘URL raccourcies comme dans Twitter…

Il existe maintenant une réponse (en bêta et gratuite) avec la version Facebook de Norton SafeWeb.

Tous les liens postés par des « Amis » ou des applications sont scannés en temps-réel :

Que vous trouverez ici : http://www.facebook.com/apps/application.php?id=310877173418

Avoir beaucoup d’amis, c’est n’avoir point d’amis.

Aristote.

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Ou encore le « CLOUD-GAMING » …

Le principe est bien de jouer, sans acheter ni installer le jeu, sans la machine et la carte graphique dernier cri…voire même directement sur son téléviseur.

Les spéculations vont bon train et bien évidement, tous les inconvénients liés au Cloud Computing sont évoqués :

  • Gestion des accès
  • Protection des données
  • Disponibilité du service
  • Clauses de sortie
  • Etc…Etc…

Mais forcément les avantages aussi, avec, entre autre, l’aspect tarifaire qui devra savoir être très attractif.

Je reste cependant assez optimiste sur le modèle.

Comme l’écrivait Jacques Attali, dès 2006, dans son excellent bien qu’effrayant ouvrage « Une brève histoire de l’avenir » :

Par ce temps marchand, deux industries domineront (dominent déjà) l’économie mondiale : l’assurance et la distraction.

Pour ce qui est de l’assurance, je suis très loin de savoir de quoi je parle, en revanche, concernant la distraction, et surtout la e-distraction, je suis, disons, plus au point…

L’info sur OnLive vient entre autre du non moins excellent KORBEN, sur son volcan perché… ;-)

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Voir aussi l'article sur www.journaldunet.com

Le jeudi 24 juin (oui, le jour de la grève), se tenait, à l’Assemblée Nationale, un colloque parlementaire sur le thème suivant :   »Peut-on faire confiance au Cloud Computing ? », sujet ô combien d’actualité…

Quelques éléments de réflexion :

Grâce au progrès technique et aux innovations, l’informatique a connu au cours de ces cinquante dernières années une véritable révolution. Selon Louis Naugès, co-fondateur de Revevol, tous les dix ans, des innovations de rupture ont déclenché une vague de profonds changements dans les usages de l’informatique, que ce soit en 1990 avec la démocratisation des ordinateurs ou en 2000 avec le boom d’Internet. Les années 2010 voient quant à elle l’avènement du Cloud Computing, « l’informatique dans les nuages », une avancée technologique fondée sur la virtualisation et qui permet à des utilisateurs d’accéder à distance à des applications ou à des capacités de stockage mutualisées.

             Pour Pierre Lasbordes, député de l’Essonne et vice-président de l’Office Parlementaire d’Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques, le Cloud Computing est une innovation de rupture dans le paysage informatique actuel. Concept lancé en 2002 et repris progressivement par les principaux acteurs du monde IT, de plus en plus d’intérêt est porté au Cloud Computing. Il s’opère progressivement une véritable prise de conscience de la part des différents acteurs, même si en France peu de développements lui sont encore consacrés. Bien que le Cloud Computing marque l’avènement d’une ère nouvelle où l’utilisation des outils numériques sera optimisée et significative d’efficience et de progrès, les différents intervenants présents à ce colloque s’accordent à penser que le Cloud représente une évolution d’usage. Seul Louis Naugès voit dans le Cloud Computing une révolution, une revanche de l’infrastructure informatique.

             Le 18 janvier dernier, lors de son discours sur le très haut débit et l’économie numérique, le Premier ministre, M. François Fillon, a insisté sur l’enjeu absolument majeur que représentait le Cloud Computing pour la compétitivité de nos économies, le développement durable et même pour la souveraineté de nos pays. Selon Bruno Ménard, président du CIGREF, le marché mondial du Cloud Computing avoisine les 60 milliards de dollars et il connaît une progression annuelle à deux chiffres. Néanmoins, l’Europe et la France sont largement derrière puisque le marché est estimé pour 2010 à 4,5 milliards d’euros. Loïc Rivière, délégué général de l’AFDEL, rappelle que le Cloud Computing est un des chapitres les plus importants du Grand Emprunt National et que celui-ci, en tant que « vecteur d’économie », devrait bénéficier d’un peu plus de 500 millions d’euros d’investissement. Alors, entre fascination et craintes, peut-on faire confiance au Cloud Computing ?

Et ci-dessous, l’intervention remarquée de Christophe Badot de Symantec :

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Si vous l’aviez raté, la bêta de Norton Internet Security 2011 est disponible ici (cliquez sur l’image):

CITIUS, ALTIUS, FORTIUS !!! comme on dit à Fort Boyard…

En (très) résumé :

Plus vite : à la limite de l’excès de vitesse…

  • des scans plus rapides car seuls les fichiers potentiellement risqués sont sélectionnés
  • des alertes concernant les problèmes de performance et des infos sur les applications qui ralentissent (vraiment) la machine
  • des mises à jour légères et très fréquentes

Plus haut : niveau de protection de l’identité et des données personnelles accru.

  • le renforcement de SafeWeb pour un blocage pro-actif des sites malveillants
  • l’extension de la protection des téléchargements

Plus fort : rempart contre les maliciels et facticiels en tous genre

  • l’utilisation systématique des technologies de réputation
  • un moteur de détection comportementale plus puissant
  • des outils de nettoyage et de récupération avancés

Et plein d’autres trucs dont nous parlerons en détail bientôt…


Pour mémoire, le forum de la communauté Norton est là :

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Au fait, mais en DERNIER RECOURS, si votre anti-tout ne s’en sort plus, il reste une solution, c’est Norton Power Eraser ! Et c’est GRATUIT.

Attention cependant, le nettoyage est très agressif et peut engendrer des dommages collatéraux


Cela dit, Norton Fighter, c’est très très bien aussi contre les vilains maliciels, les bots et autres chevaux de Troie…Voyez plutôt :

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Trop forts ces spammeurs !!!

Bientôt, la coupe d’Europe 2014…

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Voici l’évolution des spams contenant des mots-clefs relatifs à la coupe du monde entre avril et mai 2010 :

 

Le volume de spams continue donc sa progression. Propageant sa cargaison désormais classique d’arnaques en tous genre, phishing divers, sites infectés, vidéos malveillantes…jusque là, rien de nouveau sous le soleil d’Afrique.

 

Mais, clairement dans la mouvance actuelle des attaques ciblées, voici un message visant spécifiquement une organisation internationnale reconnue. Ce message propose le téléchargement GRATUIT d’un document sur tout ce que l’on doit savoir lors d’un séjour en Afrique du Sud. Le document d’origine existe réellement (Soccer Travel South Africa - celui-ci est propre !) mais a été modifié pour installer un maliciel sur la machine victime en utilisant une vulnérabilité récente d’Adobe Reader, corrigée depuis.

 

 

Ce type d’attaque vise généralement à extraire des informations sensibles/confidentielles des organisations ou entreprises ciblées.

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Ce ne sont pas des « gagne-petits »…à l’arrivée cela peut générer des revenus importants, mais va-t-on porter plainte pour une perte ou un vol de 30 € ? Imaginons les files d’attentes devant les commissariats…

Des chiffres dévoilés lors d’une étude sur les anti-virus factices en novembre dernier (voir « Facticiels », le fléau des anti-virus factices. ) comme exemple, un peu d’arithmétique et voilà :

  • 43 millions d’installations de facticiels bloqués par Symantec sur 12 mois (dans 93% des cas demandées par l’utilisateur lui-même…)
  • à 30 $ minimum le coût par installation/achat (si non bloqué)
  • cela donne 1, 29 milliard de dollars !

Même si cela ne fonctionne vraiment que dans 10% des cas : 129 millions de dollars !

Soyons pessimistes, c’est la crise : 2% des cas, quand même 2,5 M$ !!!  (et je garde 80.000 pour les frais)

Un exemple en images :

Un sou est un sou.

Guy Roux ?

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