Les_sept_p_ch_s_capitaux_d_tail La grande majorité des attaques envers les personnes s’appuient sur nos travers ancestraux…

On peut en effet classer les différents types d’arnaques selon la fibre qu’elle est censée faire vibrer chez chacun d’entre nous : Paresse, orgueil, gourmandise, luxure, avarice, colère, envie, mais aussi peur, curiosité, cupidité, et j’en passe…

 Commençons avec, l’orgueil et la colère :

 1)      L’ORGUEIL

Via ce message, vous êtes cordialement invité à rejoindre le club très fermé du Who’s Who des Business Leader 2010 :

whoswho

Le but est de récupérer votre carnet d’adresses in extenso, curieux passage obligé pour entrer dans le fameux cercle… 

 

2)     LA COLERE

Spam classique mais encore détecté ces jours-çi :

Hey, some jerk has posted your pictures (u understand what kind of pictures are there) and sent a link of them to all ur friends. I have already replied back. Said, that he is an idiot. See the link: www._______________.com

La VF  : Eh, un abruti a publié des photos de toi (tu imagines le genre de photos…) et a envoyé un lien à tous tes amis. J’ai déjà répondu, en disant que c’était un idiot. Va voir le lien :

Bien entendu, si l’on clique voici ce qu’il se passe :

Phishing

 OOPS, trop tard, site déjà identifié comme malveillant !

 A suivre…

, ,
 

Heureusement, il y a des outils pour cela…

J’ai hâte de les voir passer sur le parvis de La Défense… :-D

 

Dans la famille des « Ransomware » (alors là, je sèche pour la VF…peut-être racketiciel ?…mouais pas top :-( ..), le petit dernier  : Trojan.Ramvicrype !

Le principe de l’affreux est de chiffrer les fichiers de la machine cible via un algorithme RCA, les rendant de ce fait inutilisables. La présence de fichiers à l’extension .viCrypt est un signe certain d’infection. Evidemment, si comme cela peut arriver, des fichiers systèmes font partie du lot, le bon fonctionnement de Windows peut être impacté.

Crypt

Quoi qu’il en soit, et à la différence de ses prédécesseurs, point de message de demande de rançon explicite !

La victime cherchera probablement alors sur son moteur de recherche préféré le mot-clef « viCrypt » et trouvera opportunément un site proposant la suppression de l’intrus et le déchiffrement des fichiers !

Air connu non ?

Bref, en cas de problème, vous trouverez ici un outil de désinfection sûr et gratuit.

 

SphoneIl y a longtemps que nos téléphones ne sont plus simplement utilisés pour téléphoner…Se rend on vraiment compte qu’ils sont bien plus près d’un ordinateur que d’autre chose  et qu’à cet égard ils sont potentiellement sujet aux mêmes failles et attaques ?

On trouve ces jours-ci, dans l’actualité et sur certains blogs spécialisés des informations concernant quelques attaques dirigées vers certains i-smartphones;-)

Rien de bien grave pour l’instant, juste un peu de « frime » ou « show-off », dans le style des premiers hackers du siècle dernier. Mais c’est précisément ainsi que tout a commencé, pour en arriver aujourd’hui à la cyber-criminalité organisée que l’on connait.

Le principal frein aux attaques visant les mobiles n’est pas technique, nous avons déjà vu un certain nombre de « proof of concept » en démontrant la faisabilité. C’est plutôt un trop faible retour sur investissement, et une plus grande hétérogénéité du parc, notamment par rapport aux ordinateurs classiques, qui limitent la progression. Ceci allant très vraisemblablement évoluer dès que nos mobiles permettront le paiement sans contact à large échelle, ou que des données de valeur des entreprises y seront stockées plus couramment.

Aurons-nous appris cette fois ? ou faudra-t-il attendre les vrais problèmes pour commencer à penser aux solutions ?

Car elles existent !

 

Bomefo

Un facticiel (j’aime les néologismes…!) est un logiciel factice, la plupart du temps dans le domaine de la sécurité ou des performances système.

Voici le résumé d’un rapport publié récemment par Symantec sur l’univers de ces « logiciels » de sécurité factices qui fleurissent sur le net, drainant des sommes importantes. De juillet 2008 à juin 2009, plus de 43 millions de tentatives d’installations ont été détectées sur le périmètre observé. Au prix minimum de 30$ par facticiel, on se fait rapidement une idée des sommes en jeu.

Le but de l’opération est le profit, comme d’habitude. Cette fois, l’idée est de duper l’internaute en l’incitant à installer, puis acquérir en ligne, un pseudo logiciel de sécurité, censé le débarrasser des menaces qu’il a opportunément détecté sur la machine en question !

 

Tout commence généralement par ce genre de messages intempestifs :

Ce peut être alors le début d’un enchaînement dont il est parfois difficile de sortir.

Les moyens de communication utilisés

1)      Spam

En 2008, la plupart des « grands » botnets tels que Peacomm, Srizbi, Rustosk ou encore Ozdok envoyaient des messages faisant notamment la promotion de « AntiVirus XP 2008 », et contenant un lien vers un site associé.

2)      Bannières publicitaires

Une certaine complexité dans la gestion des bandeaux publicitaires permet la diffusion de vrais messages publicitaires vers les sites de vente en ligne de facticiels. Le propriétaire de l’emplacement n’ayant que rarement connaissance du commanditaire et donc du contenu final.

3)      Liens dans des blogs, forums ou réseaux sociaux

Il existe des outils, capables de contourner les protections par CAPTCHA et permettant ainsi de poster un grand nombre de liens, comme réponses à des articles dans une grande variété de blogs ou de forums. Ceci ayant également un impact dans les classements des moteurs de recherche. 

4)      Résultats de moteurs de recherche

Le détournement des techniques utilisées pour procéder au classement des sites par les moteurs de recherches sont également une source possible (SEO poisoning). L’hiver dernier, lors de l’émergence de Downadup/Conficker, de nombreuses pages pleines de mots-clefs comme « remove virus » ou « free antivirus » sont apparues, tentant ainsi d’induire en erreur les algorithmes de pertinence.

5)      Modules complémentaires de navigateurs ou « Browser Helper Object » (BHO)

Un BHO est un genre de « plug-in » qui ajoute des fonctionnalités au navigateur, voulues ou non. « AntiVirus 2009 » installe un module de ce type, poussant l’utilisateur à activer le facticiel en question, avec la caution du moteur de recherche,  via un site de vente en ligne.

Zoom

Bien que la méthode principale d’installation reste majoritairement volontaire de la part de l’internaute, d’autres techniques sont employées.

Plusieurs méthodes d’installation

1)      Par l’utilisateur lui-même

Dans 93% des tentatives observées, l’installation est intentionnelle, même si d’autres techniques sont employées.

2)      Des exécutables « modifiés » en pièce jointe

L’envoi de pièces jointes via spam reste un moyen simple de déployer des facticiels. Les attachements sont masqués par exemple via de fausses extensions (musique, médias ou fichiers compressés), qui implantent leur charge utile si on les exécute.

3)      Par un maliciel quelconque (Conficker, Zlob, Vundo…)

Directement ou non, des maliciels connus avaient, entre autre, pour but d’installer des facticiels comme « PrivacyCenter » ou « Malware Defender 2009 ». A noter le cas de Zlob, installant « IE Defender », lui-même détectant Zlob, et proposant de le supprimer moyennant finance !

Le modèle économique

1)      Les sites marchands

Généralement, très ressemblants aux vrais, ces sites proposent la vente de facticiel via les systèmes classiques de paiement en ligne. Le coût variant de 30 $ à plus de 100 $. Outre le montant prélevé, les coordonnées bancaires sont évidement susceptibles d’être réutilisées voire revendues

2)      Le PPI (ou Pay-Per-Install)

Basé sur un modèle d’affiliation, système plus ou moins proche de la franchise, les « affiliés » sont rémunérés au nombre d’installations par les fournisseurs de l’infrastructure. Les meilleurs pouvant gagner jusqu’à plusieurs centaines de milliers de dollars par mois.

Ici un exemple de tableau de bord tiré de feu « TrafficConverter.biz ».

Comment s’en prémunir

Je rappelle qu’AUCUN éditeur de solutions de sécurité reconnu ne procède de cette manière :

- Si des alertes apparaissent à l’écran, d’une autre “marque” que celle déjà en place, il s’agit d’une arnaque !

- Si l’on ne trouve pas le “logiciel” en question à la vente sur un site ayant “pignon sur rue”, c’est une arnaque !

Et donc SEULE, une solution de dernière génération, développée par un professionnel reconnu dans le secteur de la sécurité informatique est à même de protéger les utilisateurs.

Pour les détails, l’étude complète est disponible ici, en anglais.

Cet article est également disponible sur le site Tom’s Hardware, dans la section « L’oeil des experts »

 

PS : je conseille modestement la lecture du petit livre de Patrice Louis, « C’est beau mais c’est faux », rien à voir avec le sujet précédent, mais particulièrement intéressant et instructif sur certains lieux communs et autres idées reçues qui s’avèrent complètement érronés. Quelques extraits à lire ici.

,
 

Une trouvaille intéressante pour les fans d’Apple qui pensent toujours être à l’abris de l’imagination débordante des développeurs de maliciels : Le « Space Invader like » qui détruit vos fichiers quand on dégomme les vaisseaux Aliens…si, si, pour de vrai !!!

Pas ici de vrai cybercrime motivé par le profit, mais plutôt un projet « artistique » selon l’auteur lui-même !

Cela ce confirme….j’ai toujours eu du mal avec l’art moderne.

Voici une vidéo de la bête en action :

Et le « mode d’emploi » :

Llose

 

 

 

 

 

 

Il répond entre autre au doux nom de OSX.LOOSEMAQUE, si vous cherchez plus de détails techniques…

,